Hillary plaisante et y croit encore

Arrivée en retard à une émission de télévision jeudi à Los Angeles (ouest), Hillary Clinton a plaisanté en expliquant avoir essuyé des tirs de snipers, revenant ainsi sur sa récente gaffe quant aux circonstances de son arrivée en Bosnie en 1996.Réagissez

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Hillary plaisante et y croit encore
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Arrivée en retard à une émission de télévision jeudi à Los Angeles (ouest), Hillary Clinton a plaisanté en expliquant avoir essuyé des tirs de snipers, revenant ainsi sur sa récente gaffe quant aux circonstances de son arrivée en Bosnie en 1996.

"C'est tellement formidable d'être ici. Vous savez, j'ai cru que je n'y arriverai jamais. J'ai été bloquée par des tirs de snipers", a raillé la prétendante à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine en arrivant sur le plateau d'un programme de divertissement. Hillary Clinton avait récemment tenté de valoriser son expérience en politique étrangère en faisant état de tirs de snipers à son arrivée à Tuzla en 1996, alors que les images de l'époque la montrent en train d'être accueillie par des responsables souriants et écoutant une fillette lui lire un poème. Mme Clinton avait admis s'être trompée, mais l'équipe de son rival pour l'investiture démocrate Barack Obama l'avait rapidement critiquée en estimant notamment que le discours de la candidate avait été écrit à l'avance et que ces remarques ne devaient rien au hasard. Immédiatement après sa plaisanterie, l'ancienne première dame des Etats-Unis a fait état de son expérience internationale expliquant que celle-ci ferait d'elle une bien meilleure présidente que son rival Barack Obama.

"Evidemment, j'ai été tellement privilégiée de représenter notre pays, fichtre, dans plus de 80 autres pays, dans de nombreuses zones de combats et encore plus que tout cela. Et vous savez, j'ai écrit tout ça dans mon livre, alors évidemment j'ai juste eu une défaillance", a-t-elle expliqué.

"Je peux gagner"

Hillary Clinton s'est dit persuadée jeudi qu'elle pouvait remporter l'investiture démocrate en vue d'affronter le républicain John McCain à l'élection présidentielle américaine de novembre. "Je sais que je peux gagner. C'est pourquoi je fais campagne tous les jours", a dit Mme Clinton en marge d'un déplacement en Californie pour lever des fonds de campagne. "Je suis dans la course pour gagner et j'ai l'intention de gagner", a-t-elle ajouté. "J'ai toujours dit que je peux gagner parce que je crois que je peux gagner", a insisté Mme Clinton. "Parfois des gens tirent la conclusion que je dis que personne d'autre ne peut gagner", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur les informations de la chaîne de télévision ABC qui a affirmé qu'elle avait personnellement tenté de convaincre le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson de ne pas soutenir son rival Barack Obama, elle n'a ni confirmé, ni infirmé indiquant qu'elle n'avait pas à discuter de conversations privées.

Mercredi soir, le journaliste politique de la chaîne ABC, George Stephanopoulos, qui a appartenu au cabinet de Bill Clinton durant son premier mandat (1993-1997), a affirmé que, selon ses sources, Hillary et Bill Clinton avaient tenté de convaincre des "super délégués" de ne pas soutenir Barack Obama au prétexte qu'il n'avait aucune chance face au républicain John McCain en novembre.

Selon ABC, Mme Clinton aurait dit à M. Richardson: "Barack Obama ne peut pas gagner, Bill (Richardson), Barack Obama ne peut pas gagner" l'élection présidentielle en novembre. M. Richardson, ancien membre de l'administration Clinton, a apporté son soutien à M. Obama le mois dernier. Jeudi, un autre journaliste, Mark Halperin, du magazine Time, a affirmé qu'une source proche des Clinton lui avait affirmé que c'est en fait M. Richardson qui aurait affirmé aux Clinton que, selon lui, M. Obama n'était pas prêt et ne pouvait pas gagner. Selon le quotidien californien San Francisco Chronicle, Bill Clinton aurait affirmé que M. Richardson lui avait promis de ne pas soutenir M. Obama. "C'est faux", a rétorqué M. Richardson sur CNN. Il a indiqué qu'il avait été tenté d'apporter son soutien à Mme Clinton avant de changer d'avis en raison du ton "désagréable" pris par la campagne.

Le soutien apporté par M. Richardson à Obama passe mal dans le camp Clinton. James Carville, l'ancien stratège de la victoire de Bill Clinton en 1992, avait dénoncé récemment "un acte de trahison", comparant Richardson à "Judas qui vendit Jésus pour trente pièces d'argent". M. Richardson, lui-même ancien candidat à l'investiture démocrate, est l'un des quelque 800 "super délégués" dont le choix sera crucial lors de la convention démocrate prévu à Denver fin août.

M. Obama a remporté plus d'Etats, obtenu plus de voix et compte plus de délégués que Mme Clinton mais n'est pas arithmétiquement en mesure -tout comme Mme Clinton- d'obtenir le soutien d'au moins 2.025 délégués nécessaires pour décrocher la nomination démocrate. Il reste dix consultations avant la fin de la saison des primaires. La prochaine primaire démocrate est prévue le 22 avril en Pennsylvanie.

Selon des experts, le choix du candidat démocrate dépendra du vote des "super délégués", des caciques et des élus du parti démocrate, membres de droit de la Convention, et libres de leur choix.Ces "super délégués" sont ardemment courtisés par les deux rivaux démocrates.

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