Move With Africa

Le photographe belge Olivier Papegnies a trimbalé son objectif dans les principaux lieux de culte vaudou du Bénin. Il en a rapporté une série de clichés sur cette religion pratiquée par de nombreux habitants de ce pays d'Afrique occidentale. Pour Move With Africa, Olivier Papegnies partage son reportage photographique. 


© Olivier Papegnies
C’est à Ouidah, capitale historique du vaudou, que partaient les esclaves vendus par leur propre roi. Cette fresque dessinée en face du couvent de Daagbo Hounon, pape noir du culte, représente le départ de ces esclaves contraints et forcés de franchir "la Porte du Non-Retour".


© Olivier Papegnies
Afin d’honorer leurs morts, les adeptes se réunissent autour des différents fétiches et leur offrent une quantité de poules en sacrifice.


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A Ouidah, Daagbo Hounon siège, fier et majestueux, sur son trône. Considéré comme le Pape noir de cette religion, il incarne tous les Vaudous et est le chef suprême de la diaspora.


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Dans la Forêt Sacrée de Ouidah, un jeune adepte Mami Wata danse au rythme imposé par les musiciens.


© Olivier Papegnies
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A Savi, près de Ouidah, c’est le culte d’Abiku qui est célébré. Il s’agit d’une doctrine honorant les enfants morts du village. Ils sortent de la brousse et partent à la rencontre des autres revenants. Personne ne peut les toucher ni leur parler sous peine de mourir.


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A Abomey, terre des esclaves, les princes et princesses sont de retour. Représentant les défunts du village, ils sont à la fois respectés et craints par la population. Leur retour au royaume des morts est proche. Deux princesses se reposent avant de reprendre la route.


© Olivier Papegnies
Dernière cérémonie pour les princes et princesses d’Abomey. Durant 15 jours, ils sont revenus, chaque soir afin d’honorer la mémoire des défunts.. Devant Lêgba, une femme se prosterne et le vénère en lui demandant miséricorde.


© Olivier Papegnies
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Les Egoungoun sont des revenants. Durant la cérémonie honorant la mémoire des défunts, ils sont représentés par des hommes du village qui, couverts des pieds à la tête, dansent et effrayent la foule. Personne ne peut les toucher ni leur parler sous peine de mourir.


© Olivier Papegnies
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Durant la messe du Vaudou Tron, les femmes prient en chantent sur un rythme respectueux. D’origine musulmane, ce culte obéit à des critères bien précis et hiérarchiques.


© Olivier Papegnies
C’est à Ganvié, la plus importante cité lacustre du Bénin, qu’est né le Vaudou Kokou, l’un des plus cruels. Après l’offrande au fétiche, les adeptes, adultes et enfants, vêtus du pagne en raphia, se badigeonnent le visage d’Hadja, mélange d’œufs, de maïs et d’huile de palme. En pleine transe, ils dansent en se crachant de l’alcool les uns sur les autres.


© Olivier Papegnies
A Ganvié, le fétiche ne pourra se manifester qu’après le sacrifice d’un chien, symbole de puissance. Les premières gouttes de sang versées, les adeptes se roulent à terre et entrent en transe.


© Olivier Papegnies
Cette femme vient d’entrer en transe. Soudainement, elle attrape violemment le corps du cabri sacrifié au fétiche et l’entraîne dans une danse impressionnante, le regard complètement soumis à l’esprit qui l’occupe.


© Olivier Papegnies
Chaque cérémonie est un spectacle impressionnant. Ici, le Vaudou Coffi Ganbadah est honoré et pénètre dans le corps de cet homme qui immédiatement entre en transe de manière brutale. Son corps ne lui appartient plus et doit être soutenu pour ne pas qu’il tombe. Ses yeux traduisent parfaitement l’état dans lequel il se trouve.


© Olivier Papegnies
Le vaudou a pénétré dans le corps de cette femme, le visage badigeonné de talc, qui immédiatement entre en transe de manière brutale. Les initiés ainsi en transe peuvent danser durant des heures sans le moindre signe de fatigue.


© Olivier Papegnies
A Sémé, près de Cotonou, les adeptes du Vaudou Mami Wata, déesse de la mer, entrent en transe. Le corps de ces femmes devient possédé par l’esprit et insensible au monde réel.


© Olivier Papegnies
Cette femme se laisse aller, guidée par l’esprit.


© Olivier Papegnies
Cette femme vient de sortir d’une transe très harassante. A bout de souffle par cette épreuve physique d’une telle intensité, elle doit être portée dans une pièce afin de reprendre ses esprits.