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Namur

Le délassement du travailleur

A. Pe.

Mis en ligne le 04/02/2010

Le GRCPN se porte bien mais un appel aux jeunes pour la relève se fait sentir.

Le Groupement royal corporatif provincial namurois (GRCPN) est né en 1936 avec l’apparition de sa première section, la balle pelote. Le premier championnat de ce sport a été lancé en 1937. En 1945, après les années de guerre, le GRCPN a repris ses activités et s’est étoffé progressivement par l’adhésion de nombreuses disciplines sportives: le football (1945), le tennis de table (1949), la pétanque (1967), le volley-ball (1967), le basket-ball (1976), le tennis (1979).

Dans les années 90, d’autres disciplines ont joint le groupement: le bowling (1994), les marsouins, le billard à bouchons, la carambole, la danse sportive, la spéléologie et la marche. Le GRCPN compte aujourd’hui 3 277 affiliés. "Le Groupement namurois, qui compte actuellement 14 sections, est le plus important en nombre de membres en Wallonie", indique Jean-Pierre Oger, président du groupement depuis 2007 et secrétaire de la section tennis depuis 13 ans.

Les disciplines qui ont la forme sont celles qui se déroulent dans un lieu feutré, où il n’y a pas beaucoup de joueurs, et qui ne sont pas trop violentes, telles que le tennis, le tennis de table, la pétanque "Le football a fortement diminué car l’employeur n’a plus le même attrait pour ce sport de détente car il a peur que son travailleur se blesse et les entraîneurs ne veulent plus jouer la semaine", note Jean-Pierre Oger.

L’ensemble des sections vit des subsides provinciaux (de la commission provinciale loisirs du travail ) et communaux d’une moyenne de 15 000 € pour donner une bouffée d’oxygène aux travailleurs en pratiquant un sport amateur. "Actuellement, le groupement se porte encore bien mais pour combien de temps, je ne sais pas. Tant qu’il y aura des personnes désireuses, les bénévoles, de dynamiser les sections et de les faire vivre au mieux, ça ira", explique le président du GRCPN.

Selon lui, la question de la relève se pose de plus en plus. "L’appel du pied se fait difficile mais, dans quelques années, il faudra y penser sérieusement. Le souci, c’est que les jeunes veulent bien venir jouer mais ils ne veulent pas s’investir", indique-t-il.

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