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Emploi

Namur: 450 emplois en titres-services menacés

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Mis en ligne le 11/02/2010

Neuf employeurs namurois actifs en titres-services tirent la sonnette d'alarme: si les subsides ne sont pas revus, de nombreux employeurs devront fermer leurs portes.

Rien que pour ces 9 employeurs, cela représente déjà 450 emplois menacés à court-terme. Avec la quote-part du client, le subside fédéral ne couvre pas l'intégralité du coût des aides ménagères. "Chaque année, nous terminons donc en déficit", explique Didier Dubois, directeur d'un des 9 employeurs, le SPAF. "A terme, c'est intenable. Si rien ne bouge, en 2011, nous devrons licencier".

Les employeurs regroupés jeudi présentent un caractère social, comme le CPAS de Namur ou l'ALE de la Ville de Namur. "Nous fournissons des emplois de qualité", ajoute Philippe Defeyt, président du CPAS de Namur. "Nous engageons les gens sur le long terme, pas uniquement pendant un an, sur base d'un contrat subsidié".

Le salaire de leurs travailleuses augmente donc en fonction de leur ancienneté. "Le subside fédéral est pourtant fixe. L'augmentation du salaire est entièrement à notre charge. Comme si une école devait payer l'ancienneté de ses professeurs", poursuit le président du CPAS.

Les 9 employeurs réclament d'urgence une prise de conscience de l'Etat fédéral, et surtout de Joëlle Milquet, ministre de l'Emploi. Pour éviter la banqueroute, ils demandent notamment que le forfait fédéral prenne en compte l'ancienneté des travailleurs et que la formation soit prise en charge financièrement par l'Etat.

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