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Namur
Stop aux marchands de sommeil
A.-F.So.
Mis en ligne le 26/07/2008
S'il est un secteur à Namur où les attentes des citoyens sont énormes, c'est bien celui du logement. "Il est devenu difficile de se loger correctement et à prix correct. On assiste à une explosion des prix de location (+ 33 pc en dix ans). Le coût du logement représente aujourd'hui entre 50 et 80 pc du budget." souligne l'échevin du Logement et des Affaires sociales, Maxime Prévot, en quête permanente de solutions.
Les deux derniers plans communaux ont permis d'intégrer 200 logements sociaux et d'insertion pour lesquels des subsides régionaux sont sollicités. "Par exemple, les anciennes écoles d'Enhaive, à Jambes, véritable coup de poing dans le paysage et régulièrement squattées, vont être revitalisées et transformées en trois logements d'insertion." L'insalubrité des logements touche de plein fouet la capitale wallonne. "Le service logement de la ville est régulièrement interpellé par des locataires pour des problèmes d'insalubrité : règles de sécurité bafouées, électricité obsolète, risques d'incendie, humidité, mérule... Nous avons mené l'enquête et des arrêtés d'insalubrité sont pris avec parfois, à la clé, des arrêtés de fermeture."
Si les arrêtés de fermeture se comptent sur les doigts de la main en l'espace d'une année, nombreux sont les arrêtés d'insalubrité et de surpeuplement signés chaque mois par l'échevin, avec obligation pour le propriétaire d'entamer des travaux. "L'amélioration de la qualité du parc locatif namurois doit se conjuguer avec un accompagnement social qui vise à reloger les locataires déjà en soi fragilisés. Ainsi par exemple, un immeuble situé au début de la rue des Brasseurs comprenant 20 logements a été déclaré insalubre. Mais il était impossible de prendre un arrêté de fermeture. Un délai de trois mois a donc été donné au propriétaire pour réaliser les travaux urgents", explique l'échevin.
Les marchands de sommeil sans scrupule (qui louent des logements dans un état déplorable, parfois à des familles en situation illégale et qui ont peur de représailles) sont ainsi dans l'oeil du cyclone. "Nous allons renforcer les actions dans ce domaine en concertation avec les pompiers, la police, les affaires sociales, le CPAS. Des opérations coups de poing sont prévues dans les prochains mois".
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