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Chevetogne

Habitants du camping bientôt expulsés

Chantal Godard

Mis en ligne le 02/02/2009

La Province de Namur a gagné en justice contre les habitants permanents du domaine provincial de Chevetogne. Ceux-ci doivent évacuer les lieux dans les deux mois. Le camping n’offrait pas le minimum viable.

La Province vient d’obtenir gain de cause en justice dans le litige qui l’opposait aux habitants permanents du camping provincial de Chevetogne.

Pour rappel, dans un jugement prononcé en décembre 2007 au tribunal civil de Dinant par le juge Monin, elle avait été déboutée de sa demande d’expulsion des quelques familles qui demeuraient encore sur son site.

Un jugement prononcé le 13 janvier dernier à la cour d’appel de Liège vient de lui donner raison et l’autorise à expulser, endéans les deux mois, le dernier habitant permanent récalcitrant ainsi que de disposer, aux frais des propriétaires, des caravanes et des biens qui resteraient encore sur place.

Le député provincial Dominique Notte se réjouit "de ce jugement qui nous remet dans le droit. Nous nous sentions meurtris par le jugement du tribunal de Dinant". Tout en rappelant "le travail social accompli avec les derniers habitants permanents du camping de Chevetogne et les solutions alternatives d’hébergement qui leur ont été proposées par les CPAS de Ciney et Rochefort".

Selon Maître Hiernaux, "l’arrêt de la cour d’appel de Liège reconnaît que le principe de sécurité juridique n’a pas été mis à mal au contraire du jugement prononcé à Dinant qui faisait une appréciation inexacte de la réalité". Et qui contraignait la Province à verser une somme de 1000 euros de dommage moral aux habitants permanents des caravanes.

"Après s’être senti chargé de tous les maux de la terre", le directeur du domaine de Chevetogne, Bruno Belvaux, "se sent soulagé. Nous ne disposons pas d’assistant social pour prendre en charge ces problèmes de logement". Tout en rappelant les conditions précaires dans lesquelles viv (ai) ent les habitants du camping.

"Vivre dans ce camping relève d’une autre époque. Il n’offre pas le minimum viable, les sanitaires sont fermés pendant l’hiver et il n’y a durant cette saison ni eau chaude, ni douche, ni toilettes. Il n’y a pas non plus de transport en commun qui accède au domaine, ni d’école à proximité. Nous ne condamnons pas la misère mais elle nécessite une prise en charge".

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