La personnalité L’année passée, Alexandra Tondeur avait fini l’Ironman d’Hawaï à la 19e place.

Cinquante-quatre Belges participent ce week-end, dans la nuit de samedi à dimanche en Belgique, à l’Ironman d’Hawaï. Parmi eux, trois pros : Frederik Van Lierde, vainqueur en 2013, Bart Aernouts et… Alexandra Tondeur. A 30 ans, la Brabançonne s’aligne pour la deuxième fois sur l’épreuve mythique, créée en 1978. L’an dernier, elle s’y est classée 19e, en 9 h 46.49. Un résultat tout à fait honorable. Mais, au-delà, Alexandra a surtout réalisé un rêve. Comme beaucoup de triathlètes à travers le monde, professionnels ou amateurs, quand on a goûté à l’Ironman d’Hawaï, on n’a qu’une envie : y retourner parce que, là-bas, tout tourne autour du triathlon et des triathlètes, quels que soient leur nationalité, leur âge, leur niveau. Les transports, les hôtels, les restaurants, l’île vit au rythme de l’Ironman pendant une semaine. Hawaï est la Mecque du triathlon. Un événement pour lequel Alex s’entraîne… 364 jours par an, par passion pour ce sport qu’elle pratique désormais depuis dix ans déjà. Avec des hauts et des bas. Après avoir débuté à l’âge de 20 ans, la triathlète va vivre en 2010 une première saison sur le circuit international avant de vivre deux années de galère à cause d’une blessure à l’épaule. A l’époque, ne pouvant plus nager, on crut Alexandra perdue pour le triathlon. Mais elle se soigna et revint à force d’une volonté à l’image de cette jeune femme d’1,70 m pour 56 kg, dont on ne soupçonne pas la capacité à puiser sa force dans l’adversité. Alexandra enchaîna les compétitions sur mi-distance (1,9 km de natation, 90 km à vélo, 21 km à pied), toute heureuse de pouvoir s’adonner à sa passion sans restriction. Et ses résultats furent à la mesure de son talent, en 2015, avec plusieurs accessits avant une médaille de bronze à l’Euro et une 13e place au Mondial. Mais ce n’était que le début ! Troisième de son premier Ironman (3,8 km de natation, 180 km à vélo, 42 km à pied), à Majorque, elle était résolument lancée vers son rêve hawaïen, qu’elle réalisa le 8 octobre 2016. Pour sa deuxième participation, la Stéphanoise vise un "Top 15", même si, à terme, son objectif avoué est d’être la première féminine belge à intégrer le "Top 10".