La personnalité Cette mère célibataire de la tribu Pueblo de Laguna au Nouveau-Mexique a vaincu l’alcoolisme qui la minait. Elle veut aujourd’hui s’opposer à la politique de Donald Trump.

"Une voix forte" pour les autochtones, les minorités et les pauvres : Deb Haaland, mère célibataire de la tribu Pueblo de Laguna au Nouveau-Mexique, est bien partie pour devenir la première Amérindienne élue au Congrès des États-Unis.

Un combat de plus pour cette femme de 57 ans qui a vaincu l’alcoolisme, a subsisté grâce à des bons d’alimentation et connaît l’importance d’un système de santé accessible à tous.

Mme Haaland appartient à cette vague de femmes qui veulent prendre le Congrès d’assaut lors des élections de mi-mandat prévues le 6 novembre prochain, pour s’opposer à la politique du président républicain Donald Trump

"Je suis une femme, je suis une femme de couleur", dit la candidate, désignant son visage brun et ses longs cheveux noirs et lisses, comme s’ils parlaient pour elle.

Deb Haaland, qui est actuellement en tête des sondages dans sa circonscription du Nouveau-Mexique, s’est engagée en politique comme bénévole en 2004, lors de la campagne du démocrate John Kerry pour l’élection présidentielle.

Elle défend un programme résolument "progressiste", qui promeut le développement des énergies propres, l’octroi des soins médicaux pour tous et la réforme de l’immigration.

La candidate est née à Winslow, dans l’État voisin d’Arizona où son grand-père travaillait dans une compagnie ferroviaire au titre de la politique d’"assimilation culturelle" des Amérindiens. Sa mère, Mary Toya, y est née également, dans un wagon de marchandises.

Son père, d’origine norvégienne, était un Marine décoré pour ses faits d’armes et sa mère travaillait pour l’US Navy. Au gré de leurs multiples affectations et déménagements, Deb Haaland dit avoir fréquenté pas moins de treize écoles.

Son enfance a été marquée par les coutumes de sa tribu, les Lagunas, au sein de laquelle elle a dirigé la société tribale exploitant les trois casinos de la réserve. Avant cela, elle avait créé une entreprise de fabrication de sauces, pour pouvoir passer du temps avec sa fille durant ses études de droit que, comme beaucoup d’Américains, elle continue de rembourser.