La personnalité A 21 ans, la Louvaniste est la meilleure joueuse belge à la WTA. Elle vient d’enchaîner une semaine victorieuse en Fed Cup et une finale WTA.

Le tennis belge entretient une belle tradition depuis des décennies. Il produit des champions à une vitesse aussi élevée que le pays n’est petit. Après les Appelmans, Monami, Clijsters, Henin, Wickmayer, Flipkens, l’heure est à la "Mertensmania". La nouvelle n°1 mondiale belge n’a pas le revers de Henin, ni le charisme de Clijsters, mais la joueuse de 21 ans trace sa propre voie avec ses armes. Alors qu’elle frappait aux portes du Top 120 en début d’année, elle a brûlé les étapes. En l’espace de 4 mois, ses faits d’armes font rêver : héroïne des qualifications belges contre la Roumanie et surtout contre la Russie - elle reste sur 4 victoires en 4 matchs pour son pays -, propriétaire de son premier titre WTA (Hobart) dès sa première finale, n°1 belge au ranking mondial et, le week-end dernier, finaliste du tournoi d’Istanbul. Un tel bilan l’a déjà amenée à la 53e place mondiale.

Tout a démarré comme de nombreuses histoires. Elise Mertens a demandé sa première raquette pour imiter sa grande sœur. Si son aînée a embrassé une carrière de pilote de ligne, la cadette ne s’est pas mise sur pilotage automatique pour entrer dans le Top 100. Elle a reçu de ses parents des valeurs et une éducation. "Mon papa roule à vélo tous les jours mais, il n’est pas un grand sportif. Il fabrique des meubles pour les églises. Quant à ma maman, elle était enseignante."

Son chemin vers le sommet ressemble à un parcours de la combattante. Elle a martyrisé ses premières balles à Hamont avant de migrer vers Neerpelt. La VTV l’a vite happée dans son giron, mais Mertens n’a pas convaincu. Exit après 3 ans. Elle a frappé à la porte de l’académie de Kim Clijsters à Bree, mais l’institution n’en était qu’à ses balbutiements. Elle a posé ses raquettes à Paris, chez Mouratoglou, mais elle sentait qu’elle n’évoluait pas assez sur un plan tennistique pur. Elle est revenue en Belgique chez Tom Devries à Maaseik. Actuellement, elle est coachée par son petit ami et est devenue le modèle de la jeune génération. Sa réussite, elle la doit à une gestion mentale qui frôle la perfection. Connaissez-vous beaucoup de gamine de 21 ans qui battent deux Top 20 russes à Moscou lors de ses 2e et 3e matchs de Fed Cup en étant bombardée bien malgré elle chef de file de la délégation ? Elise, elle, elle l’a fait et n’a pas encore dévoilé tout son potentiel. Son secret ? Elle vit et elle pense de manière positive.