La personnalité L’ancien grand maréchal de la Cour connaît très bien le monde de la coopération, par lequel il est passé.

L’étude et la passion de l’Histoire mènent à tout… Par exemple à un beau parcours au sein de la diplomatie où il s’impose très souvent de dominer les données du présent à l’aune des racines mais aussi des leçons du passé.

A l’origine, Frank De Coninck qui a vu le jour à Blankenberge en février 1945 avait obtenu en 1968 un diplôme d’histoire à l’université de Gand. Avant d’entrer dans la Carrière, il a opté pour un passage dans la coopération au développement où il a fait montre de son diplôme et de ses capacités de transmission pédagogique au Congo.

Puis frais émoulu diplomate, il fut en poste dans divers pays, du Kenya au Pakistan en passant par les Pays-Bas et l’Espagne. Et il occupa aussi sinon surtout au bout de ce cheminement d’importants postes d’ambassadeur au Rwanda, en République démocratique du Congo avant de terminer son parcours, cerise sur la mozette papale, si on ose ainsi s’exprimer, dans la très belle résidence de l’ambassade de Belgique près du Saint-Siège à Rome après un crochet par le Palais royal sous Albert II et Paola où il fut un efficace grand maréchal de la Cour.

Frank De Coninck fut admis à la retraite en 2010, mais les Affaires étrangères, prenant en compte ses excellents états de service dans nos anciennes colonies, en firent leur envoyé spécial pour l’Afrique centrale, une mission qu’il assuma jusqu’à la fin 2016.

Après ces fonctions (inter)nationales très prenantes, il aurait pu se glisser dans ses charentaises pour s’occuper de ses sept petits-enfants.

C’est cependant mal connaître ce battant animé par un sens récurrent du service d’autrui et renforcé par ses convictions spirituelles. Cela l’a conduit récemment à la présidence de l’organisation caritative catholique Caritas International. Il y succède à un autre enthousiaste dynamique de chez nous, l’amiral honoraire Michel Verhulst, en poste de 2008 à 2017 après une belle carrière militaire qui passa aussi par le Palais royal.

En Afrique mais surtout à Rome où se trouve son siège international, Frank De Coninck a appris à mieux connaître la grande ONG catholique.

Après avoir présidé Caritas Belgique, le voici à la tête de Caritas International où il prendra à bras-le-corps le délicat dossier de l’arrivée des réfugiés.