La personnalité Joe Arpaio, ex-shérif du comté de Maricopa, né un 14 juin, comme son ami Donald Trump, a bénéficié d’une grâce présidentielle qui n’a pas fini de susciter la polémique.

A 85 ans, José Arpaio, ex-shérif du comté de Maricopa en Arizona peut se targuer d’avoir bénéficié ce week-end d’une grâce présidentielle… qui pourrait coûter son pesant d’ennuis à l’hôte de la Maison-Blanche, peu de temps après ses propos très controversés suite aux événements de Charlottesville.

Arpaio, qui aimait se présenter comme "le shérif le plus coriace des Etats-Unis" était une star dans son genre. Plus de 200 reportages lui étaient consacrés tous les mois au temps - pas si lointain - de sa "splendeur". Avant d’être élu shérif en 1992, à 60 ans, ce fils d’émigrés italiens ("légaux", comme il le rappelle chaque fois qu’on évoque ses origines) avait servi dans l’armée. Il a même séjourné un temps en Europe en tant que MP. Elu, Arpaio a incarné pendant un quart de siècle un maintien de l’ordre implacable dans le comté de Maricopa où se trouve Phœnix, capitale de l’Arizona. Pour asseoir son autorité, il avait sa méthode : cibler les Hispaniques, à la recherche des clandestins. Une technique revendiquée et qui lui a valu de nombreuses critiques des organisations de défense des droits de l’homme. Mais le shérif n’en avait cure, sa réélection, tous les quatre ans, était synonyme, pour lui, de plébiscite. Jusqu’à cette funeste année 2016. Malgré l’entrée de son favori à la Maison-Blanche - pour lequel il s’était engagé publiquement -, Arpaio n’a pas été réélu, plombé par les accusations d’abus et de corruption. Pire, fin juillet, il a été condamné pour avoir violé l’injonction d’un juge fédéral qui lui interdisait ses patrouilles discriminatoires. Une peine de 6 mois qu’il ne purgera pas grâce à son ami Donald.