La personnalité Louise Parmentier, une femme à la tête du "parlement" des catholiques francophones de Belgique.

Le pape François ne franchira pas (encore) le pas d’ordonner des prêtres féminins, on le sait, même s’il est plus ouvert que ses prédécesseurs au débat sur la place des femmes dans la vie quotidienne de l’Eglise. Il entend toutefois leur confier davantage de responsabilités. On ose penser qu’il apprendra avec beaucoup de plaisir que le Conseil interdiocésain des laïcs, parlement informel des catholiques francophones de Belgique a porté à sa présidence Louise Parmentier, membre depuis près d’un quart de siècle de la Fraternité laïque franciscaine.

Proche du CIL depuis 2009, cette septuagénaire, licenciée en sciences commerciales et consulaires et agrégée en sciences économiques a une expérience certaine de la vie. Mère de quatre enfants qui lui ont donné six petits-enfants, sa vie professionnelle a été partagée entre l’éducation de ses enfants, le travail en entreprise et dans l’enseignement. Dans des milieux pas nécessairement laïcs puisqu’elle a travaillé de Molenbeek à la Basse-Sambre pour terminer comme chargée de cours à l’Henac (Namur) en gestion des ressources humaines.

Germanophone de naissance, cette ex-conseillère communale et de CPAS à Floreffe où ses activités furent essentiellement orientées vers le social, a accompagné son mari en coopération au Katanga, où elle a participé à la pastorale des bénédictins à Likasi.

Catéchiste en paroisse à Franière durant treize ans, elle est actuellement choriste de "Terra nova" et du Chœur symphonique de Namur. Pour Louise Parmentier, "la Fraternité franciscaine signifie aller de la vie à l’Evangile et de l’Evangile à la vie, en actualisant la démarche de François et de Claire d’Assise… C’est l’autre accueilli avec respect et cordialité; c’est aussi le témoignage de la paix; ainsi qu’une cohérence entre une foi en recherche et ses expressions aujourd’hui, dans une vie en Eglise menée librement et en docilité à l’Esprit. C’est dans cet esprit après mûre réflexion que j’ai posé ma candidature à la présidence du CIL. Comme le disait Eloi Leclerc, un autre franciscain, nous devons être au milieu des hommes sans convoitise et sans mépris, capables de devenir réellement leurs amis".