La personnalité A 52 ans, Mike Pompeo est cité par certains médias américains, dont le "Washington Post" comme le successeur de Rex Tillerson à la tête des Affaires étrangères américaines.

Mike Pompeo a pris les commandes de la CIA en janvier dernier. A 52 ans, l’homme se retrouvait bombardé à la tête d’une agence en plein trouble après une campagne présidentielle dans laquelle elle joua un rôle, si pas déterminant, au moins influent avec le fameux "rapport secret" sur l’implication de la Russie dans la course à la Maison-Blanche. John Brennan, le prédécesseur de Pompeo, avait d’ailleurs osé affronter de face Donald Trump sur ce dossier "Russie". Du coup, le nouveau président voulait être certain de pouvoir compter sur l’homme qu’il allait désigner à ce poste, c’est pourquoi il a jeté son dévolu sur Mike Pompeo, ancien officier de l’armée, élu républicain du Kansas à la Chambre des représentants depuis 2011.

Pourtant, Pompeo ne faisait pas partie des soutiens de la première heure de Donald Trump : il avait d’abord soutenu la candidature de Marco Rubio, sénateur de Floride. Avant d’être élu au Congrès en bénéficiant du soutien des frères Koch, milliardaires conservateurs très influents dasn toutes les strates du pouvoir américain, Pompeo avait fondé Thayer Aerospace, entreprise aéronautique qu’il a ensuite bien revendue.

Critique virulent de l’administration Obama, membre de la commission du Sénat sur l’attaque de l’ambassade américaine en Libye, il défendait des sanctions sévères à l’égard de Hillary Clinton. Pompeo est connu pour ses positions tranchées mais respectueuses de ses adversaires. Lors de ses auditions au Sénat en vue de sa nomination, il avait été très critique à l’égard de la Russie dans les dossiers syrien et ukrainien et s’était retranché derrière la position officielle de la CIA pour l’influence de Moscou dans la campagne américaine. Il s’était aussi montré farouchement opposé à l’accord nucléaire iranien de 2005 et avait présenté le "régime des mollahs" comme le principal soutien aux mouvements terroristes, tout en critiquant l’activisme de Pékin en mer de Chine. Bref, un vrai "faucon" républicain qui n’a cessé de monter dans l’estime de Trump - largement lâché par ses soutiens de la première heure - au point d’être désormais cité comme le futur hypothétique remplaçant de Rex Tillerson aux Affaires étrangères.