La personnalité

Son acte de naissance sur la scène publique indique le 9 septembre 2016. Ce matin-là, vers 7h40, les auditeurs de "La Première" découvrent Opaline Meunier, la présidente de l’Unecof (l’Union des étudiants de la communauté française). Elle est l’invitée de la matinale pour évoquer la problématique de l’accès aux études de médecine et aux numéros Inami, dont on reparlait ce mercredi avec la proposition du ministre Marcourt (PS) sur l’examen d’entrée (pages 4-5). Aisance oratoire, franc-parler, humour, expertise dans les dossiers évoqués. En douze minutes, elle fait forte impression. L’Unecof, petite organisation étudiante qui gravitait dans l’ombre de la FEF (Fédération des étudiants francophones), a gagné en visibilité comme jamais. Sa présidente aussi.

A la fin de l’interview sur "La Première", Opaline Meunier dit : "Moi, j’ai ma carte CDH. Je n’ai aucun souci à le dire. Mais je suis la seule à l’Unecof, on est pluralistes." Elle a rejoint les rangs humanistes à 15 ans, du côté d’Estinnes. Dans la foulée de son passage en radio, la députée CDH Catherine Fonck l’appelle pour la saluer. Sa prestation a aussi séduit Benoît Lutgen. Le président centriste espère à présent qu’elle acceptera de renforcer le CDH bruxellois. Rien n’est fait. Ce ne sera pas simple de convaincre cette Hennuyère de 23 ans au caractère bien trempé, élevée dans l’environnement militaire du Shape. Pour le moment, la jeune femme, qui étudie le droit et les sciences politiques à Namur, même si elle habite à Schaerbeek avec son compagnon, préfère parler le wallon avec ses grands-parents plutôt que le brusseleir.