La personnalité Le chef du principal cartel de drogue colombien a offert de se rendre à la justice, avec son groupe de quelque 1 800 tueurs.

"Nous avons reçu du chef du Clan del Golfo l’expression de sa volonté de se soumettre à la justice avec tous ses hommes", a annoncé mardi le président colombien Juan Manuel Santos. "Il s’agirait d’une reddition à la justice, pas d’une négociation politique."

L’Etat colombien a lancé en 2015 et cette année deux opérations "Agamemnon" (la première de 1 200 policiers, la seconde de 1 700 policiers et 1 500 militaires) pour capturer Dairo Úsuga, 46 ans ce 15 septembre, qui dirige depuis janvier 2012 le principal gang de trafiquants de drogue en Colombie.

Ce cartel - aussi appelé "Los Urabeños" ou "Clan Úsuga" - est issu de la dissolution, en 2006, du groupe paramilitaire d’extrême droite Autodéfenses unies de Colombie (AUC), créé par des propriétaires terriens et pour lequel ont "travaillé" Dairo Úsuga et son frère Juan de Dios, dit "Giovanni". Ce groupe est un des plus violents et cruels de Colombie. En janvier 2012, Dairo Úsuga avait imposé par la terreur une "grève" totale de plusieurs départements du pays. Même dans le glauque paysage des "narcos" colombiens, sa cruauté fait tache.

Il fait passer quelque 2 tonnes de cocaïne par semaine aux Etats-Unis, qui ont offert 5 millions de dollars pour sa capture. L’opération "Agamemnon" a abattu ou capturé plusieurs des proches du fugitif. Le bras droit de Dario Úsuga, Roberto Vargas Gutierrez, dit "Gavilan" (épervier), a été tué le 31 août dernier - trois jours avant que "Otoniel" fasse son offre de reddition.Marie-France Cros