La personnalité

Candidat malheureux en 2013 à Dublin au terme d’un scrutin pas très catholique où il y avait plus de bulletins que de votants, Philippe Leruth a été élu président de la Fédération internationale des journalistes à Angers. Une belle reconnaissance pour la presse belge : seule Mia Doornaert du "Standaard" l’y a précédé de 1986 à 1992. Avec l’élection de ce Liégeois né à Huy voici 61 ans, la profession a choisi un bon chien de garde pour défendre les valeurs et les principes d’un métier qui n’est plus ce 4e pouvoir si envié. 

Question de redorer son blason, Leruth veut renforcer la FIJ dans la transparence et veiller à ce que les mutations technologiques ne mettent pas en péril l’indépendance de la presse. La défense des journalistes a été le fil conducteur de sa carrière : il présida aussi l’Association générale de la presse belge, dans ses versions unitaire puis communautarisée. Et pendant 9 ans, il fut vice-président de la Fédération européenne. Il ne briguera cependant pas un second mandat à la FIJ, voulant "laisser la place aux femmes et aux jeunes". Philippe Leruth a fait toute sa carrière à "Vers l’Avenir", devenu "L’Avenir", attaché successivement aux bureaux régionaux de Huy, Verviers et Liège - "du vrai journalisme quoi qu’en disent certains" - avant d’être en charge de l’actualité internationale. Mais ce Wallon européen garde un œil sur Fourons où il aimerait voir reconnue l’identité de tous ses habitants dans un respect mutuel. Logique pour un trilingue belge parfait qui parle l’italien, l’espagnol et le portugais…Christian Laporte