La personnalité Pierre-Olivier Beckers, président du COIB, monte en grade au CIO, comme le montre sa nomination récente.

Pierre-Olivier Beckers vient d’être officiellement désigné par le CIO pour présider la Commission de coordination des JO de Paris. Peu connu du grand public, cet organe remplit quatre rôles bien définis : suivre les progrès du Comité d’organisation, mener des inspections sur les sites de compétition, rendre compte au CIO de l’état d’avancement des Jeux et rédiger un rapport pour la Commission exécutive et la session du CIO. C’est dire l’importance de ce rôle logistique.

Le président du COIB, qui à 57 ans vient d’être réélu à l’unanimité en juin 2017 pour un 4e et dernier mandat, doit incontestablement cette nomination à ses qualités reconnues de manager. Personne n’a oublié que ce cadet de six enfants a été CEO du Groupe Delhaize de 1999 à 2013 après y être entré dès 1983 - on l’y regrette toujours. Sportif dans l’âme même s’il avoue "n’avoir jamais atteint de niveau olympique" dans les sports qu’il pratiqua, notamment la natation, mais plus tard aussi le hockey, sport auquel ses trois fils se sont adonnés - l’un d’eux joue d’ailleurs toujours en Division d’Honneur, Pierre-Olivier Beckers a été fait baron en 2012, peu avant de devenir membre du CIO aux JO de Londres. 

Après une licence en sciences économiques appliquées à l’UCL et un diplôme MBA à Harvard, il fut notamment élu manager de l’année en 2000 et CEO Bel 20 de l’année en 2009. Il est désormais membre du conseil d’Aramark, Bata et D’Ieteren. Mais il soutient financièrement de nombreuses start-up "dans les domaines que je comprends" précise-t-il malicieusement. Ses amis insistent sur le fait que cet homme accessible est avant tout un grand rassembleur. "Je suis toujours à l’écoute des personnes qui m’entourent et j’essaie de me mettre dans leurs chaussures."