La personnalité

En principe, le ministre de la Justice Koen Geens ne devrait pas faire obstacle à l’installation à la tête de la Cour de cassation de Beatrijs Deconinck, la première femme à être nommée (par le Conseil supérieur de la Justice) au poste de premier président (le 37e de l’histoire), ainsi que le révélait l’Echo, jeudi. Elle entrera en fonction le 1er avril 2019.

Le titre, qui devait revenir à un néerlandophone, était aussi convoité par le civiliste Geert Jocqué.

Yproise, Mme Deconinck fut conseillère à la cour d’appel de Gand avant de rejoindre la Cour de cassation en 2006 et d’accéder, en 2014, à la présidence de la première chambre.

Parfaite bilingue, mariée à l’avocat gantois Jacques Van Malleghem, elle est aussi coprésidente du Centre interuniversitaire de droit judiciaire. Cette civiliste distinguée, grande spécialiste de la procédure, est une universitaire reconnue, qui fut chargée de cours à l’Université de Gand. Elle a également travaillé à la rédaction de divers chapitres des lois “pot-pourri” concoctées par le ministre Geens, ce qui rend la confirmation de sa désignation d’autant plus évidente.

Considérée par ses pairs comme dynamique et efficace, Beatrijs Deconinck ne cherche pas la lumière et elle pourrait être moins visible dans les médias que son prédécesseur, le chevalier Jean de Codt, lequel, ces dernières années, n’a pas hésité à monter régulièrement au créneau pour dire tout le mal de la façon dont l’exécutif traite la justice.