La personnalité Le souverain fêtait hier ses 50 ans. Depuis son couronnement il y a quatre ans, le Roi jouit d’une forte popularité.

Le roi Willem-Alexander des Pays-Bas fêtait hier ses 50 ans. A l’occasion du "Koningsdag" (jour du Roi) ils sont des milliers de Néerlandais, tout d’orange vêtus, à descendre dans les rues pour lever leur verre (de bière) à la santé de leur très cher souverain.

Depuis son couronnement, il y a quatre ans, le Roi n’a cessé de jouir d’une cote de popularité immense. En septembre dernier, un Néerlandais sur deux estimait que Willem-Alexander était le roi le plus compétent d’Europe, contre un Belge sur cinq pour le roi Philippe.

Pourtant, arrivé sur le trône après l’abdication de sa mère, la reine Beatrix, il reconnaît avoir eu, plus jeune, des difficultés à accepter sa future couronne. Dans une interview télévisée organisée à l’occasion de son anniversaire, il se confie : "Je n’avais pas encore accepté, intériorisé le fait que je devais succéder à ma mère"; il admet aussi avoir "fait beaucoup d’erreurs et dépassé beaucoup de lignes" par le passé.

L’ancien "Prince Pils", surnommé ainsi pour son côté joyeux luron au goût prononcé pour la bière, assume aujourd’hui pleinement sa royale stature. Pour autant, il reste fidèle à la ligne de conduite qu’il s’était fixée il y a quatre ans : celle d’être "un roi du XXIe siècle" et non un "fétichiste du protocole". Promesse tenue, puisque Willem-Alexander est vu comme plus progressiste et plus proche des gens que la reine Beatrix. Un vent de modernité a soufflé sur la monarchie avec ce roi qui ne tient pas à ce que ses sujets l’appellent "Majesté". Des sujets qui l’aiment, entre autres, pour son engagement dans le dossier de la gestion de l’eau et pour son amour du sport.