Planète En 2016, 4,1 millions de personnes auraient succombé des suites d'une exposition sur le long terme à un air ambiant de mauvaise qualité. C'est ce qui ressort du rapport récemment publié par le Health Effects Institute (HEI), ONG visant à informer sur les effets de la pollution sur la santé. La Chine et l'Inde représentent à elles seules plus de la moitié de ce décompte. La qualité de l'air ambiant est aujourd'hui considérée, selon l'HEI, comme le sixième facteur de risque de décès, devant la consommation d'alcool ou l’inactivité physique, par exemple.

Entre 2010 et 2016, le taux moyen de concentration en particules fines dans l'air a augmenté de 18% pour atteindre 51,1 microgramme/m³. Cette moyenne dépasse de plus de cinq fois l'objectif fixé par l'OMS (10 microgrammes/m³) en matière de qualité de l'air. Toutes les régions de la planète ne sont, bien sûr, pas logées à la même enseigne. Les pays d'Afrique du Nord, de l'Ouest et du Moyen-Orient présentent les plus hautes concentrations moyennes, atteignant jusqu'à 140 microgrammes/m³ au Cameroun, 188 en Arabie Saoudite, et même 204 au Niger, soit... 20 fois supérieur aux recommandations de l'OMS.

L'air intérieur a fait 2,6 millions de victimes 

La qualité de l'air à l'intérieur des résidences est également mise en cause par le rapport. 2,6 millions de personnes à travers le monde en seraient décédées, avec pour cause principale la consommation de combustible solide (bois, charbon,...) pour se chauffer et se nourrir.

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