Planète

Cet automne, Yvan Larondelle sera au Brésil, et cet hiver, au Cameroun. Son terrain de chasse, ce sont les forêts tropicales ou les bords de rizière en friche; les lieux où se développent les arbres chargés de fruits aux saveurs inconnues. Il est à la recherche d’aliments auxquels les guérisseurs locaux attribuent de mystérieux pouvoirs comme "raffermir" le sang, guérir les blessures…

Illusion de celui qui aurait trop lu de romans d’aventure ? Loin de là. La recherche d’Yvan Larondelle a commencé au début des années 90, alors qu’il était jeune bioingénieur, avec une thèse réalisée en faculté de médecine. A la frontière de ces deux intérêts : l’impact des aliments sur la santé. "Les aliments peuvent prévenir certaines maladies, retarder l’apparition des pathologies chroniques, comme le cancer, le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires. Dès les années 70, quelques études montraient que l’alimentation peut avoir une influence négative à ce niveau, mais aussi positive."