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Energie
Un hôpital durable à Bruxelles
Grégoire Comhaire
Mis en ligne le 11/01/2010
Obtenir le label d’"entreprise éco-dynamique", voilà qui est dans l’air du temps. Obtenir deux étoiles à ce label en étant l’un des plus importants hôpitaux du pays, voilà qui est plus rare.
Reconnues comme tel par l’IBGE depuis fin 2008, les cliniques universitaires Saint-Luc de "Louvain en Woluwe" ne sont pas peu fières d’exposer les multiples initiatives entreprises depuis plusieurs années pour inscrire leur institution dans le développement durable. Des initiatives, qui s’articulent autour de quatre piliers : l’énergie, l’eau, la mobilité et la gestion des déchets.
"Tout a commencé en 2001 lorsque le CPPT décide de mettre sur pied un groupe de travail écodynamique", explique Jean Degand, responsable énergie aux cliniques universitaires Saint-Luc. Ce n’est toutefois qu’à partir de 2006 que la direction a réellement décidé de prendre les choses en main. En matière d’énergie, un inventaire complet de la consommation a ainsi réalisé pour l’ensemble des bâtiments. De là, plusieurs initiatives ont été prises, afin de réduire la consommation énergétique de 5 %, indépendamment des variations climatiques.
Parmi ces initiatives, celle, plus symbolique que réellement efficace, d’installer sur le toit d’un des bâtiments 440 mètres carrés de panneaux solaires. Des panneaux dont la production énergétique et l’économie en émission de CO2 sont désormais affichées en temps réel dans le grand hall d’entrée de l’hôpital. "Les panneaux solaires ne permettent qu’une économie de 0,5 % de la consommation énergétique de l’hôpital", poursuit Jean Degand. "Leur utilité est surtout d’encourager l’ensemble du personnel des cliniques à participer eux aussi aux multiples gestes quotidiens qui nous permettent d’inscrire l’entreprise dans le développement durable", ajoute Benoît Darras, responsable du programme eco-dynamique.
La gestion des déchets est aussi un domaine de préoccupation majeure pour un hôpital tel que Saint-Luc. En effet, une telle institution en produit plus que n’importe quelle autre entreprise et pas n’importe lesquels puisque certains d’entre eux, radioactifs ou contaminés, doivent être évacués et détruits selon une procédure très stricte. "Pour tous les autres déchets, nous essayons un maximum de favoriser le recyclage et de leur offrir une seconde vie", poursuit Benoît Darras. Pour ce faire, des containers ont été répartis sur tout le site et chaque unité de soins peut désormais voir, sur ses valves, sa consommation hebdomadaire en papier. D’autres initiatives existent enfin en matière d’économie d’eau, et de promotion des modes de transports propres pour se rendre sur son lieu de travail.
Fière d’avoir obtenu ses deux étoiles, l’équipe "éco-dynamique" des cliniques Saint-Luc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. A la prochaine inspection de l’IBGE, prévue pour 2011, elle espère bien en décrocher une troisième, qui serait le signe d’un investissement croissant de l’ensemble des métiers présents dans l’institution en faveur du développement durable. L’équipe des cliniques espère ensuite obtenir des labels similaires au niveau européen et international.
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