Planète Des poids lourds de la finance s’engagent à détourner leurs investissements des énergies fossiles.

Six fonds souverains pesant plus de 3 000 milliards de dollars (Norvège, Nouvelle-Zélande, Qatar, Arabie saoudite, Koweit, Emirats arabes unis) se sont engagés dans la lutte pour le climat, a annoncé l’Elysée. Les entreprises dans lesquelles ces fonds investissent vont en effet intégrer le risque du changement climatique et présenter des données publiques sur leur stratégie bas carbone.

Ces acteurs majeurs de la finance ne seront plus essentiellement alimentés par les recettes pétrolières et gazières de leur pays. "La transition vers une économie bas carbone crée de nouvelles opportunités d’investissement", explique la charte qu’ils ont signée vendredi soir à l’Elysée.

Pour symboliser cet événement, les gérants des six fonds étaient réunis : Yngve Slyngstad, patron du fonds norvégien (1 000 milliards de dollars); Khalil Foulathi, gérant du fonds d’Abou Dhabi (environ 828 milliards); Farouk Bastak, du Koweit (524 milliards); Yasir Al Rumayyan, pour l’Arabie saoudite (494 milliards); Sheikh Abdulla bin Mohammed bin Saud Al-Thani, pour le Qatar (320 milliards) et Matt Whineray, pour la Nouvelle-Zélande (20 milliards).

Cet engagement commun s’inscrit dans le cadre du "One Planet Summit" organisé en décembre 2017 afin de mobiliser le secteur privé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pour rappel, ce sommet avait été organisé par Emmanuel Macron à la suite du retrait du président des Etats-Unis Donald Trump de l’Accord de Paris.