Babylone menacée par un oléoduc

afp Publié le - Mis à jour le

Planète L'Unesco a demandé à l'Irak de dévier un oléoduc passant sous la ville de Babylone afin de préserver de possibles vestiges, a indiqué vendredi sa directrice générale, Irina Bokova. "J'ai écrit le 1er août au Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki" pour lui demander de "dévier" cet ouvrage "par respect pour l'histoire universelle, mais évidemment pas pour entraver le développement du pays", déclare Mme Bokova, dans un entretien publié par le journal Le Monde.

L'ouvrage a été achevé le 25 mars. Il passe sous la ville qui "est sur la liste indicative du Patrimoine mondial, première étape du processus d'inscription", rappelle Irina Bokova.

L'oléoduc "traverserait des zones non fouillées, risquant d'entraîner la destruction de vestiges inconnus et peut-être importants pour l'histoire de l'humanité", plaide la directrice de l'agence de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture.

Babylone est la capitale de l'ancienne Mésopotamie dont les premières traces remontent au IIIe millénaire avant Jésus-Christ. Le site est considéré comme l'un des berceaux de l'humanité avec ses ruines sumériennes (4.500 à 2.500 avant JC). Y trône, entre autres, la statue du lion de Babylone, un des symboles nationaux.

Lors de la construction de l'oléoduc, entre le sud du pays et Bagdad, les autorités irakiennes avaient fait valoir que ce "projet stratégique" était réalisé sur des terres dépendant du ministère du Pétrole et que deux oéloducs existaient déjà depuis plus de trente ans dans la région.

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