Planète

Difficile de savoir, à ce stade, si les Etats-Unis seront en mesure de respecter leur promesse de réduire leur émission de gaz à effet de serre de 26 à 28 % d’ici 2025, estime David Levaï, de l’Institut de développement durable et des relations internationales. L’élan insufflé par Obama au sein des Etats américains et des entreprises en matière d’énergie renouvelable sera-t-il brisé ? 

 Ou, au contraire, se poursuivra-t-il naturellement, car les Etats fédérés y trouvent des avantages économiques (un Etat comme l’Iowa est par exemple à 30 % d’électricité "éolienne") tels que des créations d’emploi ? On devrait avoir une réponse dans les deux prochaines années, lorsque davantage de chiffres seront disponibles. Pour le directeur à l’Iddri, il faut aussi relativiser l’impact des décisions de Donald Trump sur le réchauffement climatique global. 

Ainsi, sa volonté "de relance du charbon est clientéliste, mais n’aura pas d’impact à moyen terme sur l’industrie du charbon, qui périclite à une vitesse rapide". Pour Nicolas Van Nuffel (CNCD-11 11 11), même si la Chine est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, et que proportionellement, c’est le pays qui se montre "le plus ambitieux" dans les mesures climatiques, les Etats-Unis sont tout de même le deuxième polleur mondial. "Les Etats-Unis, c’est 18 % des émissions de gaz à effet de serre. Cela mine sérieusement notre capacité à respecter les accords de Paris. Cela dit, il faut aussi regarder dans notre assiette. Nos ambitions européennes sont totalement insuffisantes pour limiter le réchauffement à deux degrés d’ici 2100, voire de se rapprocher de 1,5°C, comme les engagements de Paris le précisent." Si l’on prend d’ailleurs en compte tous les engagements des pays participants individuellement, la température devrait monter de 3, 7°C.