Planète

L’Université de Namur remettra ce soir, à l’occasion de sa rentrée académique, les insignes de Docteur Honoris Causa à Mélanie Laurent & Cyril Dion, réalisateurs du film “Demain”, et à Rob Hopkins, fondateur du mouvement des Villes en transition.

En choisissant de distinguer Mélanie Laurent, Cyril Dion et Rob hopkins, l'Université de Namur souhaite mettre l'accent sur le développement durable.

Mélanie Laurent et Cyril Dion ont réalisé le documentaire "Demain". Si le film est né de la lecture d’un article alarmiste ("La fin de la planète en 2100", "Le Monde", 27/07/2002), Cyril Dion et Mélanie Laurent ont adopté une approche autre que le énième constat de la crise écologique, énergétique et économique mondiale. "Demain" montre des solutions déjà mises en oeuvre aux quatre coins du monde par de simples citoyens, parfois réunis en collectifs, qui n’ont pas attendu que la solution vienne d’en haut. Des spécialistes ou experts des différentes questions abordées, reviennent sur les constats, chiffres à l’appui, mais rappellent aussi quelles sont les solutions ou méthodes élémentaires.

La clarté des propos, l’évidence des analyses, les résultats éloquents des expériences ou initiatives présentées transforment le film en un manifeste joyeux et plein d’espoir. "Notre objectif était de montrer qu’il est possible d’envisager de nouveaux modes d’organisation de la société, en rappelant que tout est lié", résume Cyril Dion : agriculture (et alimentation), énergie, économie, démocratie et éducation.

Rob Hopkins, enseignant britannique d’une quarantaine d’années a lancé il y a quelques années "les villes en transition". Un réseau international de localités dont l’objectif est simple : relocaliser leurs activités pour limiter leur dépendance à l’extérieur et choisir elles-mêmes leur mode de développement. "La transition ne devrait pas être perçue comme un processus long et difficile. Pour moi, c’est simplement le fait de considérer la crise que nous traversons comme une opportunité de changer les choses. Une occasion historique d’innover et de créer dès maintenant une nouvelle société. Nous sommes tout le temps occupés à nous demander pourquoi les gouvernements et l’industrie ne font pas les choses comme ils le devraient, mais c’est à nous de décider ce que nous voulons pour notre avenir", expliquait-il à La Libre Belgique.