Planète

Des chercheurs de l'institut d'astronomie et d'astrophysique de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et de l'Université de Montpellier (France) sont parvenus, pour la première fois de l'histoire, à mesurer la température au coeur de certaines étoiles ainsi qu'à déterminer leur âge. Leur étude sera publiée demain/jeudi dans la revue scientifique de référence Nature, annonce l'ULB. Concrètement, les astrophysiciens de l'ULB et du laboratoire "Univers et Particules" de l'Université de Montpellier ont utilisé des isotopes d'éléments chimiques particuliers jouant le rôle de thermomètre et d'horloge, et dont les chercheurs ont déterminé les abondances - c'est-à-dire les proportions par rapport aux autres éléments - à la surface des étoiles. A cette fin, ils ont notamment utilisé le spectrographe HERMES, installé sur le télescope Mercator de l'Université de Louvain (KUL) à La Palma (Canaries), construit grâce à une collaboration entre la KUL, l'ULB et l'Observatoire Royal de Belgique.

Les températures mesurées par les astrophysiciens belges et français concernent les couches profondes des étoiles où se déroule la synthèse des éléments plus lourds que le fer alors que jusqu'à présent, seule la température des couches superficielles était accessible. Ces éléments lourds, après avoir été transportés à la surface de l'étoile par un processus de mélange, seront éjectés dans le milieu interstellaire à la fin de la vie de l'étoile, un scénario qu'a suivi le soleil il y a plus de 4 milliards d'années.

L'étude, qui permet de mieux comprendre l'origine de ces éléments plus lourds que le fer utilisés dans différentes applications technologiques (aimants puissants, pots catalytiques, ...) sera publiée jeudi dans la revue scientifique Nature, l'un des hebdomadaires scientifiques les plus anciens (1869) et les plus réputés au monde.