Planète

Arnaud Vaulerin, correspondant du journal "Libération", a suivi les "nettoyeurs de Fukushima" entre 2013 et 2015. Il revient sur le quotidien de ces sauveteurs de l’impossible qu’il décrit dans un livre : "Les humains jetables de Fukushima".

Quand vous arrivez sur place en 2013, quelle est la situation ?

C’est le chaos : deux ans après le tsunami, Tepco doit gérer fuite sur fuite. La société a enfin pris conscience de l’ampleur du problème de l’eau contaminée et a fini par reconnaître publiquement qu’elle l’avait sous-estimé. Elle donc a lancé en urgence la construction de réservoirs destinés à stocker toute cette eau mais les choses sont faites à la "va-vite". La construction des citernes relève parfois du bricolage. Certaines connaissent rapidement des problèmes d’étanchéité et de corrosion. Tepco a fait appel à des sociétés sous-traitantes dont les ouvriers n’ont parfois aucune qualification pour travailler dans le nucléaire ou dans la construction, et les cas de sociétés qui ne respectent pas les conditions de sécurité sont nombreux.

Comment expliquer cette situation anarchique ?

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