Planète

Les planètes qui gravitent autour de l'étoile TRAPPIST-1 auraient abrité ou abriteraient encore d'importantes quantités d'eau. Cette découverte, si elle se confirme, augmenterait les chances de trouver de la vie sur ces astres semblables à la Terre, a indiqué jeudi l'Université de Genève (UNIGE). Le soupçon d'une présence d'eau sur ces planètes provient des premières observations effectuées grâce au spectrographe STIS embarqué sur le télescope spatial Hubble. Les recherches sont conduites par une équipe internationale d'astronomes, parmi lesquels des chercheurs de l'Université de Liège (ULg), dirigée par Vincent Bourrier de l'Observatoire astronomique de l'UNIGE. Cette équipe a étudié la quantité de rayonnement ultraviolet émis par TRAPPIST-1. Les données récoltées laissent penser que les planètes qui orbitent autour de l'étoile naine ultra froide, située à seulement 40 années-lumière de la Terre, pourraient avoir perdu des quantités d'eau colossale au cours de leur histoire.

Les planètes les plus proches de l'étoile pourraient être complètement asséchées. En revanche, celles qui sont les plus éloignées et se trouvent dans la zone dite "habitable", devraient avoir perdu beaucoup moins d'eau. Ainsi, elles auraient la possibilité d'abriter de la vie.

En février dernier, l'annonce de la découverte d'exoplanètes de la taille de la Terre autour de TRAPPIST-1 avait suscité l'engouement de la communauté scientifique. Trois des sept planètes du système se trouvent à la distance requise de leur étoile pour contenir de l'eau liquide, propice au développement de la vie.

Vincent Bourrier se veut prudent. S'il admet que les planètes les plus éloignées de TRAPPIST-1 sont les meilleures candidates pour rechercher de l'eau avec le nouveau télescope spatial James Webb, il relève la nécessité de poursuivre les études afin de déterminer la nature de ces astres et leur potentiel d'habitabilité.