Doel 3: des fuites constatées en 1979 déjà

Traduit de Belga par rédaction en ligne Publié le - Mis à jour le

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En 1979, déjà, des fuites étaient découvertes dans les réacteurs de Doel 3 et de Tihange 2, soit 3 ans avant la mise en fonctionnement de ces deux centrales nucléaires. C'est ce qu'annonce De Morgen dans son édition de ce jeudi.

Doel 3 et Tihange 2 sont pour le moment, et pour un certain temps, à l'arrêt pour cause d'enquête sur d'éventuelles fuites, résultant d'une potentielle faute de production.

Selon l'AFCN, ces fuites ont été découvertes pour la première fois au début de cet été. Le quotidien néerlandophone affirme, quant à lui, que ces fuites avaient été découvertes il y a plus de trois décennies. Pour appuyer ses dires, le journal cite un article datant du 5 janvier 1980, selon lequel "c'est avec suffisamment de certitude que l'on doit parler de fuites".

Willy De Roovere, cité par De Morgen, a dit ne plus avoir de souvenirs clairs de ces constatations. "Étrange, puisque De Roovere était en charge de la construction et de la mise en fonctionnement de Doel 3 pour Electrabel à la fin des années 1970", constate le journal.

AFCN : "Les fissures actuelles n'ont rien à voir avec celles de 1979"

L'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) dispose bel et bien de données sur les fissures dans (les cuves) de Doel 3 et Tihange 2 détectées en 1979. "Cela se trouve dans nos archives", a reconnu jeudi la porte-parole Karina De Beule, en réaction à un article du journal De Morgen. Dans cet article, le directeur de l'AFCN, Willy De Roovere, affirmait ne plus se rappeler de l'existence de telles fissures en 1979, soit avant le démarrage des centrales nucléaires Doel 3 et Tihange 2.

"Ces fissures ont bel et bien été constatées à l'époque. Mais il s'agissait d'un autre type de fissures, dans un endroit très différent de (celui qui nous préoccupe) maintenant. Elles n'ont donc rien à voir avec les fissures actuelles", a déclaré Mme De Beule.

La porte-parole ajoute que la réaction à l'époque était similaire à celle d'aujourd'hui. "Une enquête complémentaire qui avait été réclamée a été menée à l'époque. Il s'agissait de défauts sous la doublure de la cuve du réacteur. Toutes les mesures ont alors été mises en œuvre et exécutées dans les années quatre-vingt. Lors de la construction et du démarrage de Doel 3 et Tihange 2, des conseils ont été recueillis à différents niveaux. Il y a et il y aura toujours des contrôles des parties sensibles."

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