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La Commission européenne n'était visiblement pas informée des problèmes rencontrés par le réacteur numéro trois de la centrale nucléaire de Doel, à l'arrêt depuis plusieurs semaines, a-t-elle a admis jeudi. Le réacteur était à l'arrêt depuis début juin pour entretien et le combustible nucléaire avait été déchargé. Mais de "potentielles fissures" ont été découvertes sur la cuve, a indiqué mercredi l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), ajoutant que la cuve du réacteur numéro deux de la centrale de Tihange 2 a été construite par la même société néerlandaise, Rotterdam Drydocks.

L'exécutif européen a indiqué jeudi ne pas avoir été informé de ce problème. "Les Etats membres ont seulement l'obligation de nous informer si des problèmes peuvent concerner d'autres pays", a indiqué la porte-parole du commissaire européen à l'énergie, Günther Oettinger.

La question qui se pose est de savoir si c'est le cas. "L'entreprise qui a produit les éléments (mis en cause) doit effectuer les vérifications nécessaires", a précisé Marlene Holzner. Rotterdam Drydocks a réalisé 21 installations similaires mais a depuis lors cessé ses activités. "Dans ce cas, ce sont les agences nationales (de sécurité nucléaires) qui sont responsables", a conclu Mme Holzner.

La Commission recommande l'inspection de neuf réacteurs dans l'UE

Les anomalies découvertes dans la cuve d'un réacteur nucléaire en Belgique devraient conduire au contrôle de toutes les installations similaires dans l'UE, mais cette décision appartient aux Etats et la Commission n'a pas le pouvoir de l'imposer, a déclaré jeudi un de ses porte-parole. "Les autorités vont faire ces contrôles, cela semble évident", a déclaré Marlène Holzner, la porte-parole du Commissaire à l'Energie Gunther Oettinger. "La Commission européenne peut faire des recommandations, mais elle ne peut pas obliger", a-t-elle insisté.