Planète

Malgré les progrès accomplis depuis la catastrophe il y a six ans et demi sur le site japonais, l’urgence demeure.

Le parcours, dessiné d’un trait rouge, zigzague entre les réacteurs sinistrés et les réservoirs d’eau contaminée. Passé les contrôles (pièce d’identité et biométrie des veines du doigt), un essaim d’aimants jaunes pointent sur une carte les endroits où le port d’une combinaison et d’un masque respiratoire est obligatoire. «Dans les "yellow zones", des travaux en cours peuvent disséminer de la poussière radioactive. Mais 95 % du site est désormais accessible avec un simple masque chirurgical», assure un employé de Tokyo Electric Power (Tepco). Le visiteur se contente donc d’enfiler la légère tenue de protection fournie par l’opérateur de la centrale : chaussettes, lunettes, gants de coton et gilet jetable, avec liseré rose pour les «ladies» et dosimètre dans la poche.