Edito: si on fermait Doel 3...

Publié le - Mis à jour le

Planète

Fermer, dès 2012, certains réacteurs nucléaires les plus récents du pays. Ce scénario, qui aurait pu paraître improbable, ne l’est plus depuis que l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a annoncé mardi soir que des contrôles ont fait apparaître de "potentielles fissures" dans la cuve de Doel 3. D’où une enquête approfondie dont les résultats seront connus au plus tôt fin août.

Une fermeture est-elle probable ? Nous ne sommes pas à même d’exprimer un avis qui revient aux seuls experts dont on n’a aucune raison de douter de la compétence et l’intégrité. Si jamais ces fissures s’avéraient fatales - mais, rappelons-le, on n’en est pas là - et obligeaient un arrêt définitif de Doel 3 et peut-être de Tihange 2, ce serait très problématique pour la Belgique. Surtout en période hivernale où notre pays serait obligé d’importer de l’électricité en grande quantité. Or, le réseau haute tension actuel ne le permet pas. On ne pourrait dès lors pas exclure un système de "délestage tournant" où on arrête la fourniture d’électricité pendant une courte période à l’image de ce qui s’est fait au Japon après Fukushima.

Un tel scénario extrême rappelle que les gouvernements successifs en Belgique ont été trop peu prévoyants en matière de politique énergétique. Ils ont pris près de 10 ans pour confirmer la sortie du nucléaire. Ils ont parfois manqué de réalisme en refusant des investissements (certes de centrales au charbon). Jusqu’à un passé pas si lointain, ils se sont trop reposés sur Electrabel, l’exploitant des centrales nucléaires, qui cherchait avant tout à défendre ses intérêts. Regrettable.

Publicité clickBoxBanner