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Le glyphosate, substance active du Round’up, pesticide de Monsanto le plus utilisé au monde, est au cœur d’une controverse d’ampleur internationale depuis plus de deux ans. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé, l’a classé génotoxique, cancérogène pour l’animal et cancérogène probable pour l’homme. Quelques mois plus tard, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) puis l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) parviennent à une conclusion opposée : “Il est improbable que le glyphosate soit génotoxique (c’est-à-dire qu’il endommage l’ADN) ou qu’il constitue une menace cancérogène pour l’homme.” Depuis, la bataille d’experts fait rage à la veille du renouvellement de la licence de commercialisation de Monsanto pour 10 ans au sein de l’Union européenne. Le vote sur l’autorisation de cet herbicide pourrait avoir lieu le 5 ou 6 octobre au sein d’un comité d’experts.

Le glyphosate, substance active du Round’up, est au cœur d’une controverse internationale. De nombreuses pages de l’évaluation européenne sont reprises du rapport de Monsanto. Simple omission de la source ou conflit d’intérêts  ?