Planète Gobelets, tasses, assiettes, couverts et pailles en plastique sont en voie d’extinction en Wallonie.

Le parlement de Wallonie, réuni en séance plénière, a adopté mardi soir un principe général d’interdiction de l’usage d’ustensiles jetables en matière plastique. Cette mesure, portée par le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (CDH), vise les ustensiles en plastique essentiellement destinés à l’usage alimentaire tels que les gobelets, les tasses, les assiettes, les couverts ou les pailles, dans les événements et établissements ouverts au public. Le cabinet du ministre wallon de l’Environnement fait référence aux événements culturels, sportifs, récréatifs, les cafétérias, les snacks, les restaurants, etc.

Après ce feu vert du parlement régional, c’est le gouvernement wallon qui devra désormais préciser les détails de ce principe d’interdiction avant son entrée en vigueur, dont les types d’ustensiles visés, les dérogations lorsque les alternatives font défaut, voire même une extension de l’interdiction à d’autres matières que le plastique.

Les ustensiles en plastique jetable contribuent en effet à la production de déchets évitables dès lors qu’existent des alternatives réutilisables. Par ailleurs, "en raison du contexte de leur utilisation, tels les événements en plein air ou la consommation nomade, ils augmentent le risque d’être jetés dans la nature ou sur la voie publique", a commenté le ministre.

L’impulsion de la Commission européenne

"Cette mesure fait également écho à la première stratégie européenne sur les matières plastiques adoptées par la Commission européenne en mai dernier", a affirmé le ministre. Ce texte vise une quinzaine de produits du quotidien identifiés comme particulièrement problématiques pour l’environnement (contenants alimentaires, emballages en plastique souple, pailles, ballons, gobelets, couverts et assiettes en plastique, cotons-tiges, lingettes, protections hygiéniques, sacs, mégots et filets de pêche) et en gradue les mesures. Elles vont de l’interdiction pure et simple à des objectifs de réduction. Un projet de directive que le ministre Carlo Di Antonio avait qualifié de "force de frappe indispensable pour lutter efficacement contre ce fléau qui pollue nos mers, nos océans, nos plages, nos poumons, nos aliments, l’air et l’eau".