Planète

Dans un post publié le 4 avril, Urs Hölzle, vice-président chargé des infrastructures techniques chez Google, fait le point sur l'objectif écologique visé par la firme. Après avoir fixé un an plus tôt l'objectif d'atteindre 100 % d'énergie renouvelable, Google annonce avoir rencontré ce but. Mais qu'est-ce que ça représente concrètement?

Acheter suffisamment d'énergie renouvelable pour rencontrer la consommation d'énergie du groupe l'année précédente, y compris dans les bureaux et data centers, voilà l'opération réalisée. A en croire le groupe, il ne s'agirait que de la première étape d'une opération sur le long terme.

Google participe à des projets d'énergie renouvelable pour les marchés sur lesquels il est actif. En 2016, ces projets ont produit suffisamment d'énergie renouvelable pour couvrir l'équivalent de 57 % de l'énergie utilisée par le groupe. Aujourd'hui, ce pourcentage s'élève à plus de 100 %. Cela ne veut pas dire que l'intégralité de l'énergie consommée par la société est renouvelable car, selon elle, cela serait pour l'instant impossible. L'énergie renouvelable produite dans le cadre des contrats signés par Google sert donc à un réseau électrique extérieur à ses activités. L'objectif serait donc de produire un équivalent énergétique à la consommation du groupe.

La production de cette énergie propre permet à Google de la revendre à un fournisseur qui la fera entrer sur le réseau. Google ne dévoile pas quel bénéfice en est tiré, en dehors de l'image "verte" que le groupe s'achète par l'achat d'énergie renouvelable à travers ces pratiques.

En 2010, le groupe annonçait déjà vouloir réduire son empreinte carbone par l'achat direct d'énergie renouvelable. Ce projet se basait sur trois points principaux: la minimisation de la consommation énergétique par la construction de data centers comptant parmi les plus économes en énergie au monde, l'alimentation d'infrastructures par de l'énergie renouvelable et finalement l'achat de crédits carbone pour les émissions qu'ils ne pouvaient directement éliminer.