Planète

Dans "La Guerre des métaux rares", son dernier ouvrage, Guillaume Pitron décrypte en profondeur les enjeux colossaux, tant sur le plan économique que géostratégique, qui se dissimulent derrière l'exploitation de ces ressources qui constituent le socle fondamental de la transition énergétique et numérique. Quitte à jeter quelques pavés dans la mare…

Dans votre livre, vous remettez en cause la dimension « verte » des systèmes de production d'énergie renouvelable ou encore de la voiture électrique. Qu'est-ce qui vous a amené à cette conclusion ?

Les technologies vertes et les technologies numériques sont les deux piliers de la transition énergétique. Il faut que les deux avancent ensemble car elles décuplent les effets du « green tech ». Or, celles-ci reposent sur l'utilisation de métaux rares qui sont le nouveau pétrole du XXIe siècle.

On en recense une trentaine. Ce sont des métaux associés aux métaux abondants, ils y sont mélangés dans l'écorce terrestre, mais en quantité infimes. Et quand on regarde de près comment se déroule leur exploitation, on est dès le départ complètement déniaisé par rapport à ce mythe « vert » que l'on nous vend.

Où se trouvent ces mines ?

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