Planète Le mouvement "Rise for Climate" organise une série de manifestations à Bruxelles et dans le monde.

Une manifestation pour le climat a lieu ce samedi entre 12 et 14 h devant le Parlement européen à Bruxelles. Un événement organisé par le mouvement citoyen "Rise for Climate Belgium" et qui s’inscrit dans le cadre d’une action internationale.

Plus de 800 actions sont en effet prévues dans plus de 90 pays, avec des rassemblements importants attendus à Paris, Copenhague, Kiev, San Francisco ou encore Bangkok, où se déroule actuellement une réunion des négociations climatiques sous l’égide des Nations unies, pour demander la fin des énergies fossiles et promouvoir les énergies vertes. Les organisateurs déplorent que les accords de Paris ne soient pas respectés et estiment que les forces politiques ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Passer des paroles aux actes

Cette première mobilisation et celles qui suivront visent à réclamer des avancées fortes face au dérèglement climatique qui s’accélère. Le mouvement réclame la sortie des énergies fossiles, un plan d’investissement européen massif pour la transition énergétique à hauteur de 1 000 milliards par an (comme le préconise le climatologue français Jean Jouzel), la création d’une banque du développement durable pour financer cette transition et l’application des solutions proposées par l’environnementaliste américain Paul Hawken.

"Rise for Climate Belgium" souhaite également attirer l’attention de la population sur différentes études, notamment celle publiée par des scientifiques internationaux ce 6 août, dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Cette dernière craint qu’une augmentation de 2 degrés par rapport à la période préindustrielle marque un point de rupture qui transformerait la planète en "étuve" avec un effet domino qui pourrait élever la température de 4 à 5 degrés de plus qu’à la période préindustrielle.

Le mouvement pointe encore une étude publiée dans la revue Nature Ecology&Evolution. Des chercheurs de Suède et des Pays-Bas ont établi un lien entre les paradis fiscaux et la dégradation environnementale. Ainsi, par exemple, ils ont remarqué que sur 209 navires qui ont pu être impliqués dans des activités de pêche illicite - selon des données recueillies en septembre 2017 entre autres auprès d’Interpol -, 70 % étaient enregistrés, ou l’avaient été, dans un pays répertorié comme un paradis fiscal.

En France, une pétition lancée sur change.org par Mathieu Hestin, un consultant en développement durable, comptait près de 100 000 signatures vendredi. Près de 11 0 000 personnes se disaient aussi intéressées sur Facebook par la "Marche pour le climat" qui aura lieu ce samedi à Paris. Enfin, dans une tribune publiée par Libération, quelque 700 scientifiques français ont appelé le gouvernement à passer de l’incantation aux actes.