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« Les Artisans de Bossimé » ne sont qu’un exemple parmi d’autres de démarches locales visant à offrir une alternative à la grande distribution, tant en Wallonie qu'à Bruxelles.

Dans la capitale, le Marché bio des Tanneurs connaît un incroyable succès. Le samedi matin, il n’est pas rare de devoir faire la queue, pas seulement à la caisse, mais rien que pour entrer! Et s’approvisionner en fruits et légumes (souvent en provenance d’Italie), en céréales en vrac, en viande de chez Coprosain, en pain de chez Benoît Segonds à Visé… Produits de qualité et prix corrects au rendez-vous.

Quelques supermarchés locavores ont également fait leur apparition, comme Belgomarkt à Bruxelles ou Dici à Naninne (pour lequel a travaillé Ludovic Vanackere à l’ouverture). Lancé en 2013 par Frank Mestdagh, ce dernier travaille avec quelque 150 producteurs locaux et possède son propre potager. La greffe n'a par contre pas pris à Hannut, où le second magasin a fermé ses portes en mai dernier.

De plus en plus plébiscités également en Wallonie, les magasins à la ferme, avec quelques exemples particulièrement aboutis, comme la Ferme Vrancken à Ossogne (réputée pour ses fraises) ou l’épicerie bio de la Ferme du Maustichi à Fontaine-l’Evêque (qui organise chaque année une grande fête du potiron fin septembre).

Sur l'idée des premiers paniers bio, sont apparues depuis quelques années de nouvelles plateformes Internet, qui permettent de véritablement faire ses courses en ligne, en choisissant exactement ce dont on a besoin (au lieu de se contenter d'un panier pré-établi), avant de se faire livrer à domicile ou de retirer son colis dans un point de dépôt. A côté, par exemple, de L’Heureux nouveau ou d’eFarmz à Bruxelles, la plateforme française de vente en circuit court La ruche qui dit oui est en train de s’implanter durablement en Belgique. Son principe est simple: dans un village, dans un quartier, des gens se réunissent pour créer une « ruche », chargée de recruter un maximum de producteurs locaux. Lesquels viennent livrer leurs produits une fois par semaine aux « abeilles » ayant passé commande…

Bref, les solutions sont nombreuses pour consommer différemment. Sans même parler de faire son propre potager ou, en ville, de participer à un jardin collectif ou collaboratif. A Bruxelles, il en existe une bonne vingtaine...