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Ce jeudi, à l'initiative de La Libre et de l'UCL, des étudiants ont refait le monde...

Qu'on le redoute ou qu'on y aspire, un mouvement de fond s'enracine dans la société belge de manière de plus en plus perceptible. Un mouvement qui questionne et remet en question nos modes de vie, notre système économique et démocratique. Les initiatives se multiplient ici et là pour donner corps à ces changements. D'aucuns y verront l'effet « Demain », le documentaire par lequel Cyril Dion et Mélanie Laurent ont voulu montrer que les alternatives sont non seulement nécessaires, mais également réalisables. Et que le temps de l'action était venu.

Ce jeudi 16 novembre, La Libre et l'UCLouvain ont choisi de s'associer pour approfondir la réflexion autour des possibilités ouvertes par ces transformations, mais aussi des écueils à surmonter. Sept ateliers conçus comme autant de laboratoires d'idées se sont tenus durant l'après-midi. On y a discuté éducation, agriculture et alimentation, énergie, économie, démocratie, mobilité ou encore économie circulaire. Ces ateliers ont à chaque fois rassemblé un groupe d'étudiants, un professeur, un témoin-expert et un journaliste, avec pour objectif de faire émerger de nouvelles pistes. Après la présentation d'une synthèse de ces débats en séance plénière, la journée s'est clôturée par une conférence d'Emmanuel Druon (dirigeant de l'entreprise Pocheco et auteur du livre « L'Ecolonomie – Entreprendre sans détruire ») et une séance de questions-réponses. Baptisée « Move for tomorrow », cette journée est ouverte au public, ateliers compris. 

Voici notre direct



Inscrire la transition dans la formation universitaire

« Le développement durable ou plus exactement la transition écologique sont des thématiques qui tiennent à cœur à l'UCL. Elles sont inscrites dans le plan stratégique de l'équipe rectorale actuelle » commente la porte-parole de l'université, Dominique Hoebeke. « Pour les mettre en œuvre, un Conseil développement durable rassemble aussi bien des représentants académiques que des membres du personnel administratif et des étudiants. Son objectif est notamment de sensibiliser les académiques pour que ces questions soient inscrites dans leur enseignement. Cela se met progressivement en place dans la plupart des facultés.»

«Les ateliers organisés le 16 novembre s'articuleront d'ailleurs autour de travaux que ces étudiants effectuent dans le cadre de leurs cours, mais qui vont gagner en visibilité grâce à Move for Tomorrow », poursuit notre interlocutrice, rappelant au passage que depuis quelques années, les étudiants de l'UCL ont la possibilité de compléter leur formation de base par une « mineure » en développement durable.

Plus largement, observe encore Mme Hoebeke, les nouvelles générations se montrent beaucoup plus sensibles à ces enjeux, comme l'illustrent nombre de kots à projet liés à une thématique touchant à la transition écologique . « Cela fait partie de leur façon de vivre aujourd'hui. Ce sont souvent les étudiants qui poussent l'université dans cette direction en faisant part de leurs attentes via les associations qui les représentent. »