Quand le logement public favorise la mixité sociale

V.VVy Publié le - Mis à jour le

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A Walhain, la commune et le CPAS construisent un quartier intergénérationnel constitué majoritairement de logements publics. 


L'idée de départ, soumise par des aînés de la commune de Walhain-Saint-Paul, était de construire une résidence service. Un entre-deux entre leur maison et la maison de repos. Chemin faisant, et considérant les difficultés pratiques, la commune et le CPAS ont finalement embarqué dans un projet de nature et d'ampleur quelque peu différentes. D'ici un an, sortira de terre un tout nouveau quartier. A proximité du CPAS, de la crèche et des commerces, le "Bia Bouquet" aura la particularité d'être un lieu de vie intergénérationnel.

Favoriser la mixité

Les lots de logements sont construits autour d'une place centrale. Cet ilot, enherbé et aménagé, sera le lieu de rencontre, d'animation. Une salle de quartier, un jardin communautaire, des passerelles entre les habitations, des sentiers faciliteront aussi la rencontre. L'aménagement a été réfléchi afin de garantir la qualité de vie à ses habitants, et "les voisins y participent", souligne Jean-Marie Gillet. "Nous souhaitons y assurer la mixité sociale", explique l'échevin du logement de cette commune du Brabant wallon. Celle entre les génération mais aussi entre les milieux sociaux.

Ainsi, ainés, familles ou personnes seules occuperont ces appartements ou maisons de une à quatre chambres. Ces nouveaux logements répondent à des demandes propres à ces publics : des aînés souhaitant vivre de manière autonome dans un plus petit logement mais en lien avec leur voisinage, des jeunes de la commune désirant y rester mais que les prix élevés de l'immobilier dans la province contraindraient à partir, des personnes à mobilité réduite ayant besoin d'un logement adapté.

Dans sa lutte contre la ghettoïsation, la commune estime qu'elle a le "devoir d'assurer des logements à meilleur coût". Sans compter que "les aménagements en terme de mobilité et de mixité sociale que l'on ajoute aux projets immobiliers sont une plus-value objective que l'on donne au projet", explique encore Jean-Marie Gillet. Pour compléter l'offre, un commerce et un cabinet médical s'établiront au sein du quartier. Tout ceci sans se départir de son caractère rural : convivial et peu dense.

Processus de solidarité

Sur les 33 logements, 23 seront des logements publics. Les 10 autres seront vendus à des prix accessibles pour les publics visés. Alors qu'en 2006, la commune comptait à peine deux logements publics, fin 2018, elle devrait atteindre, voire dépasser, les 50 unités. "Cela est encore loin du seuil des 10% en vigueur en Région wallonne, commente à raison Jean-Marie Gillet, le parc équivalant à environ 4800 logements. Mais nous avons la volonté de rattraper notre retard et de nous inscrire dans un processus de solidarité. Chacun doit trouver sa place."  Cela passe par des logements, pensés et conçus en fonction des besoins de chacun, estime la majorité en place.



V.VVy