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Lors de sa "Slow Fashion Fair" qui a lieu ce samedi, l'ONG Oxfam apportera des alternatives concrètes aux pratiques du secteur textile conventionnel.

« Savez-vous qu'un t-shirt acheté 29 euros en Belgique ne rapporte que 0,18 euros à l'ouvrier qui le confectionne dans une usine du Bengladesh pour une marque de 'fast fashion' ? », apostrophe Jessica Hertsens, responsable communication d'Oxfam Magasins du monde. Avec à la clef des « conditions de travail déplorables ». Elle dénonce le manque de libertés, de droits, les inégalités et les salaires de misère, le déficit de sécurité dont sont victimes les travailleurs de ces marques « qui sortent une nouvelle collection toutes les deux semaines », poursuit-elle.

« Un t-shirt à 3 euros ne peut pas être éthique. Des vêtements à si bas prix ne contribueront jamais à un modèle économique durable ni pour les travailleurs, ni pour l'environnement, ni pour les consommateur ». Une « fast fashion » à laquelle elle oppose une « slow fashion », mode lente et éthique.

Des garde-robes dont les vêtements ont rééllement été produits dans le strict respect des droits sociaux et de l'environnement ? Est-ce vraiment réaliste ? « Oui, une autre mode est possible », affirme notre interlocutrice. Encore faut-il que le consommateur agisse en ce sens. C'est la raison pour laquelle les trois entités de Oxfam (magasins du monde, Wereldwinkels et solidarité) organisent cette première « Slow Fashion Fair » : une journée de sensibilisation aux pratiques du secteur textile conventionnel durant laquelle les alternatives concrètes pour une consommation éthique et responsable seront mises en valeur.

L'événement, qui se veut « festif », mettra en lumière des exposants actifs dans la mode durable. Un défilé dont les pièces ont été réalisées selon l'upcycling (récupérer les matériaux d'anciens vêtements pour en créer de nouveaux) sera organisé. Des débats, conférences et forums permettront d'aller plus loin dans la réflexion. Enfin, une série d'ateliers « do it yourself » donneront l'opportunité aux participants de confectionner ou de réparer eux-mêmes leurs habits.

« L'objectif n'est pas de culpabiliser les consommateurs, mais de dire au grand public que quand il achète, il pose un acte de consommation et que celui-ci a des conséquences. Même si l'éventail des alternatives n'est pas immense, elles existent... », conclut Jessica Hertsens.


L’événement est gratuit et ouvert à tous de 10h à 18h, ce samedi 5 mai sur le site de Tour&Taxis à Bruxelles. Pour plus d'infos, rendez-vous sur le site  : https://www.oxfam.be/oxfamday/fr/

© D.R.