Planète Dans une nouvelle étude, des scientifiques belges expliquent pourquoi la Terre alterne ères glaciaires et périodes plus chaudes. Notre planète devrait échapper au prochain âge de glace. La raison : l'Homme et le réchauffement climatique sont passés par là.

Imaginez la Terre, recouverte de grandes calottes glaciaires, grandes comme dix fois le Groenland actuel en Scandinavie - la glace recouvre l’Ecosse - et comme 15 fois le Groenland sur l’Amérique du Nord. Celle-ci est recouverte d’un dôme de glace de 3 000 mètres d’altitude ! La température moyenne de la planète est de cinq degrés plus basse qu’actuellement. Soit, en Europe, 10 à 15 degrés en moins… A cause de l’accumulation de cette glace, le niveau des mers est plus bas de 120 mètres. C’était l’état de la planète lors du dernier "maximum glaciaire", il y a 20 000 ans. Depuis, la température s’est réchauffée et les glaces ont fondu.

Energie reçue du Soleil

Depuis deux millions et demi d’années, les périodes glaciaires et interglaciaires (plus chaudes, semblables à la période actuelle) se sont succédé. Pourquoi ces cycles ? C’est à cette question qu’a pu répondre une équipe de scientifiques belges et britanniques, à l’aide d’une formule mathématique "toute simple".

La science avait cependant déjà une part des explications : ces cycles sont dus, en partie, à la variation d’énergie que l’on reçoit du Soleil. Et cette "chaleur" a moins à voir avec la puissance du Soleil en elle-même (oui, elle peut varier) qu’à la position de la Terre par rapport au Soleil. Plus le Soleil est proche, plus l’énergie solaire est importante et plus les glaces fondent. Cette position varie notamment à cause du changement d’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, ou de la modification du moment de l’année où la Terre est la plus proche du Soleil. La concentration de CO2, liée à des phénomènes naturels comme la tectonique des plaques, joue aussi un rôle. Si le gaz carbonique baisse sous un niveau critique, il fait assez froid pour accumuler de la glace.

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