Planète

Les éléphants ou les baleines vivent des périodes de deuil. Les moutons possèdent une organisation sociale complexe. Les poissons sont capables d’utiliser des outils. Les primates peuvent mentir et transmettre des connaissance tandis que les dauphins ou les singes ont une conscience d’eux-mêmes... Voici un échantillon de ce qu’a pu découvrir la science, en l’espace de quelques décennies. “Les frontières s’estompent entre l’homme et l’animal”, constate le biologiste et philosophe des sciences Bernard Feltz.

A la lumière de ces découvertes, y a-t-il encore un “propre de l’homme” ? “C’est une très mauvaise question, c’est la plus mauvaise qu’on puisse poser, répond l’éthologue Vinciane Despret. Il ne faut pas y répondre, même en disant qu’il n’y a plus rien car, c’est continuer à considérer que cette question est sensée. C’est une question qui nous habite tous, mais qui rappelle une hiérarchie qu’on a créée de toute pièce et qu’on essaye de consolider comme on peut. Et cette question, elle vient toujours pour essayer de voir s’il n’y a pas moyen de reconstruire une hiérarchie qui s’effrite.”