Planète La Belgique s’affiche parmi les pays les moins ambitieux de l’UE en matière énergétique.

Deux jours après que la marche pour le climat a rassemblé plus de 70 000 personnes dans les rues de Bruxelles et malgré les nobles déclarations politiques qui l’ont accompagnée, la Belgique a une nouvelle fois fait la preuve de toute son incohérence ce mardi en se mettant sur la touche lors du vote sur le "paquet énergie propre" approuvé à une large majorité par les ministres de l’Énergie européens. Notre pays s’est en effet opposé à une proposition qui prévoit d’améliorer de 32,5 % l’efficacité énergétique des États membres d’ici à 2030. Il s’est en outre abstenu lors du vote sur la directive qui prévoit de porter à 32 % la part des énergies renouvelables à la même échéance. Une posture qui fait mauvais genre et qui range la Belgique dans le rang des boulets climatiques de l’UE, aux côtés de quatre pays de l’Est.

Révélée par le quotidien Le Soir, l’information a suscité de sévères réactions. Du côté du cabinet de la ministre de l’Énergie Marie-Christine Marghem (MR), on n’a pas hésité à charger les Régions, affirmant que le fédéral avait rempli sa part d’engagements. Une analyse que ne partage pas un expert au fait du dossier qui, tout en soulignant l’attitude intransigeante de la N-VA dans ces discussions, estime que les Régions ont fait leur travail alors que l’équipe de Mme Marghem "a merdé" dans ce dossier depuis le Pacte énergétique. Un point de vue que partage le ministre wallon de l’Énergie, Jean-Luc Crucke, qui épingle de son côté l’attitude "détestable" et contre-productive de sa collègue fédérale - libérale, elle aussi. Plutôt que de chercher à dresser les entités les unes contre les autres, celle-ci aurait dû assumer son rôle, souligne-t-il.