Planète

Alors qu’au niveau planétaire, 2017 se classe dans le top trois des années les plus chaudes depuis 1860, l’année écoulée se classe en Belgique en cinquième position, ex aequo avec 1989 et 2015, parmi les années les plus chaudes depuis 1833, indique l’IRM dans son bilan climatologique de 2017. 

L’année 2017 s’est également distinguée, au grand dam des agriculteurs, par des précipitations inférieures aux valeurs normales (749,1 mm à Uccle, soit 15 % sous la valeur normale), surtout au printemps. Les mois de novembre et décembre, eux, ont été au contraire très humides. 

L’année s’est conclue également par un mois de décembre exceptionnellement sombre malgré un ensoleillement annuel normal.

Ces événements météorologiques anormaux sont-ils liés au réchauffement climatique ? "Chaque événement doit être considéré individuellement", explique Hugues Goosse, climatologue. 

Les températures et les précipitations doivent être considérées séparément, tandis que le très faible ensoleillement de la fin de l’année "est l’élément le plus difficilement reliable au changement climatique. La première explication, pour l’instant, c’est que la Belgique connaît des périodes avec une forte couverture nuageuse. A l’avenir, on s’attend à un peu plus de précipitations en hiver en Belgique mais je n’ai pas connaissance d’étude scientifique à propos de l’ensoleillement. L’augmentation de la quantité de nuages est à ce stade hypothétique parce que cela dépend d’un grand nombre de facteurs."