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La canicule facilite la propagation de l'incendie qui sévit au Portugal. La gestion des forêts est aussi pointée du doigt. En Belgique, la semaine et les mois à venir s'annoncent chauds et secs.

Incendie au Portugal : la gestion des forêts remise en cause

Lundi après-midi, plus de 1 000 pompiers étaient toujours mobilisés pour lutter contre le gigantesque incendie qui s’est déclaré samedi vers 15 heures à Pedrogao Grande dans le centre du Portugal. Le commandant des opérations de la protection civile Eliseu Oliveira évoque un scénario "difficile, complexe" en raison de "nombreuses lignes de feu". La cause de l’incendie est identifiée avec une quasi-certitude, la foudre due à un orage sec aurait frappé un arbre. "Tous les ingrédients sont réunis pour un incendie d’une telle vigueur", explique Philippe Lejeune, professeur, en charge de l’unité des ressources forestières à l’Université de Liège. "Des fortes chaleurs, une humidité de l’air très basse, du vent qui apporte de l’oxygène et du combustible." A cause du printemps très sec, de grandes quantités de végétation sèche jonchent le sol et ont facilité la propagation du feu à une vitesse incontrôlable.

Au Portugal, un sentiment d’injustice et d’amertume gagne les habitants des zones sinistrées tandis que des voix s’élèvent pour critiquer la mauvaise gestion des forêts. "Dans cette région, il y a de très grandes plantations de pins ou d’eucalyptus peu entretenues", des essences très inflammables et beaucoup de bois mort, précise Philippe Lejeune. La FAO, organisation des Nations unies pour l’agriculture, recommande de garantir une mosaïque dans le paysage. Or, dans le centre du Portugal, les essences de pin et d’eucalyptus très fréquentes créent de grandes surfaces homogènes.

Existe-t-il un risque d’incendie en Belgique ?

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