Planète

Les premiers essais du vaisseau BFR pourraient se dérouler endéans quinze mois, affirme le milliardaire canadien Elon Musk.

C'est lors de la conférence SXSW à Austin dans le Texas qu'Elon Musk a annoncé que les premiers vols de test de son vaisseau martien pourraient se dérouler au premier semestre de l'année prochaine. "Je peux vous affirmer avec certitude que nous sommes en train de construire le premier vaisseau" a glissé l'ingénieur philanthrope, fondateur de la société SpaceX. "Nous pourrions effecteur des premiers vols courts de type vertical, avec phases ascendantes et descendantes, dans la première moitié de 2019."

Sans nul autre pareil dans l'histoire de la conquête spatiale, la fusée dénommée BFR devrait être propulsée dans les airs à une puissance deux fois plus importante que Saturn V, chargée jadis d'envoyer vers la Lune les missions américaines Apollo. Les recherches de l'époque ne s'étaient néanmoins pas préoccupées de la réutilisation des lanceurs, ce dont Elon Musk a fait son cheval de bataille. 

Réutilisable pour une viabilité financière, avec des bases extra-planétaires en vue sur le long terme pour protéger l'humanité

Car c'est bien là que le bât blesse, ou plutôt blessait. Chaque lancer était en effet jusqu'ici unique, et coûteux. Un problème que l'ingénieur d'origine sud-africaine s'était promis de résoudre, avec le lancement réussi de Falcon Heavy en février dernier en figure de proue. Après la mise à feu de la fusée la plus puissante au monde, les deux boosters latéraux avaient été récupérés comme prévu, dans le but de limiter les coûts des nouvelles étapes de la conquête spatiale : coloniser la Lune et découvrir Mars.

L'argument économique était en effet le principal frein aux avancées dans ces domaines. Plus aujourd'hui, tant et si bien que le projet d'établir la race humaine au-delà de la Terre refleurit. "Nous voulons nous assurer qu'une forme de civilisation humaine persiste ailleurs [que sur Terre]" précisait ce dimanche encore Musk, qui craint un "âge sombre" de l'humanité.

Concrètement, ce projet consiste en la construction de bases sur la Lune ou sur Mars et a donc pour ambition de préserver l'humanité, tout en assurant une pérennité à la curiosité de l'homme qui n'a eu de cesse au cours de son existence de s'en aller chercher, découvrir et faire siennes de nouvelles terres.