La ville du futur sera verte et numérique

C.De (st.) Publié le - Mis à jour le

Planète

Imaginez des panneaux de limitation de vitesse et des feux de circulation qui s’adaptent selon la densité du trafic, des GPS qui nous informent des places de parking disponibles à proximité et nous conseillent sur les itinéraires à prendre pour éviter les bouchons, un éclairage public qui s’ajuste en fonction des conditions météorologiques et des passages sur la voie, des panneaux d’information routière dynamiques qui nous recommandent des itinéraires alternatifs ou encore des caméras de surveillance en rue qui préviennent automatiquement la police si une anomalie est détectée. Voilà à quoi la ville du futur devrait ressembler.

Et ce n’est pas de la science-fiction. De nombreuses solutions numériques pour une ville plus intelligente et plus verte ont déjà été développées par de grosses boîtes technologiques et les villes sont en train de débloquer des budgets pour les intégrer. Il faut dire que les villes hébergeront jusqu’à 70 % de la population mondiale d’ici 2050 et concentrent près de 80 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Elles sont donc les premières à devoir fournir un effort pour l’environnement, ce dont elles ont bien conscience. D’après une étude d’ABI Research, les dépenses en technologies pour rendre les villes plus "intelligentes" devraient ainsi passer de 8,1 milliards de dollars en 2010 à 39,5 milliards en 2016.

En Belgique, quelques initiatives viennent d’être lancées, comme l’explique Pierre Leclercq, directeur du centre d’expertise Euro Green IT. "On a lancé une expérience pour l’éclairage public dans la ville de Mons. Nous avons installé des systèmes d’éclairage Led qui s’ajustent selon des critères situationnels, comme les conditions météo, les virages dangereux à proximité, la survenance d’accidents ou les chantiers sur la route. On voudrait aussi utiliser les poteaux pour intégrer d’autres services, comme une caméra de surveillance et un détecteur de présence." Le projet est en phase de test et doit permettre d’évaluer si une utilisation à plus large échelle est pertinente. Lorsqu’on sait que 40 % de la consommation électrique d’une ville est attribuable à l’éclairage public, on peut se réjouir de l’impact positif de telles mesures. Un éclairage intelligent permettrait ainsi de réduire de 50 % la facture d’éclairage.

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