Planète

L’Ethiopie est en train de construire le barrage de tous les superlatifs, pour un coût de six milliards d’euros. D’ici la fin de l’année, ce qui sera le plus grand barrage d’Afrique devrait commencer à produire de l’énergie. Le pays veut pouvoir répondre à une demande croissante d’électrité, et va aussi fournir les pays voisins. Visite de ce chantier pharaonique.

A une heure d’avion d’Addis Abeba et trois heures de piste de la capitale de la Région de Beshangul-Gumaz, Asosa, dans la poussière et la fournaise de la saison sèche, nuit et jour, s’activent les 10 000 travailleurs du chantier du Grand barrage éthiopien de la Renaissance, sur le Nil Bleu. A quelques dizaines de kilomètres de la frontière soudanaise, au milieu de nulle part, c’est une véritable Babel avec pas moins de 400 expatriés de 30 nationalités différentes.

L’objectif est d’achever l’an prochain la construction, entamée en 2011, de cet ouvrage gigantesque de 145 mètres de haut et de 1870 mètres de long pour générer une puissance de 6000 MW qui en fera le barrage hydroélectrique le plus important d’Afrique avant celui d’Assouan (2500 MW) en Egypte, également sur le Nil, et celui de Cahora Bassa (2070 MW) sur le Zambèze au Mozambique. C’est le barrage de tous les superlatifs avec un coût estimé à 4,8 milliards de dollars pour le génie civil et l’électromécanique, outre 1,2 milliard de dollars pour les lignes de transmission associées dont la construction est confiée à la State Grid of China Electric Power Equipment and Technology Corporation.

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